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    Jeudi 16 décembre 2021

17 décembre 2021 – L'équipe PULSAR est heureuse de s’associer au projet GPS, une étude menée par une équipe en provenance de différents centres de recherche du Québec et dirigée par les chercheuses Line Guénette et Edeltraut Kröger.
 
Le projet s’enracine dans le contexte de l'élargissement des rôles et des responsabilités des pharmacien(ne)s au sein des Groupes de médecine de famille (GMF). Leurs interventions visent principalement à réévaluer la médication des personnes et à optimiser le traitement. L’objectif de l’étude se traduit par l’analyse des impacts de ces interventions dans les GMF sur la pharmacothérapie et sur le soutien à l’autonomie des personnes âgées ayant des troubles neurocognitifs majeurs vivant à domicile. C’est d’ailleurs l’acronyme de ces trois axes principaux qui a donné son nom au projet: G(MF), P(harmacien) et S(outien).
 
Mme Lise Poisblaud, coordonnatrice de recherche dans l’équipe GPS, précise que «ce projet a émergé d’un besoin des aîné(e)s à domicile qui vivent avec des troubles cognitifs majeurs parce qu’il y a beaucoup de médication potentiellement inappropriée. Le but est donc de réviser cette médication potentiellement inappropriée afin d’améliorer leur qualité de vie, et donc de favoriser leur autonomie à la maison

Une méthode d’intervention vivante

La méthodologie adoptée par le projet GPS se fonde sur le modèle du laboratoire vivant, en intégrant les processus de recherche directement dans les communautés, au sein de milieux réels. Le recrutement se fera en deux temps: l’équipe de recherche recrutera d’abord des Groupes de médecine de famille (GMF) et des Groupes de médecine de famille universitaires (GMF-U) voulant participer au projet, puis les professionnel(le)s qui y travaillent recruteront des patient(e)s qui correspondent aux critères d’inclusion du projet et seront contacté(e)s par l’équipe de recherche s’ils acceptent.
 
Deux groupes seront formés: un groupe intervention, composé de GMF ayant dans leurs équipes des pharmacien(ne)s, et un groupe contrôle, composé de GMF n’en ayant pas. Chacun des groupes comptera 200 personnes aînées qui seront suivies pendant 6 mois, celles du groupe intervention recevant les interventions des pharmaciens alors que les aîné(e)s du groupe contrôle recevront les soins habituels.
 
Un vaste réseau d’acteurs et d’actrices est ainsi déployé dans le projet GPS. Les pharmacien(ne)s y jouent le rôle principal: leurs interventions sont non seulement l’objet de l’étude, mais ce sont aussi eux qui collectent les données. «Le pharmacien recueille les informations du(de la) patient(e) sur son état de santé et sur la médication, à l’entrée dans l’étude et après 6 mois de suivi. Dans ses actes réguliers, il(elle) révise la médication, revoit le dossier général du(de la) patient(e) et peut faire des recommandations. Ces données sont aussi documentées par les pharmacien(ne)s, qui les recueille au fur et à mesure des rencontres», explique Mme Poisblaud.

Une vision globale

Une vision globale anime l’équipe de recherche. Le projet GPS s’inscrit en continuité avec le Plan d’action ministériel sur les troubles neurocognitifs majeurs du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, qui vise à améliorer le traitement et le suivi des aîné(e)s avec des troubles cognitifs affectant la mémoire par des interventions des professionnel(le)s de la santé des soins primaires. Le projet GPS adapte le modèle d’intervention testé en soins de longue durée aux GMF et aux soins à domicile pour les personnes aînées ayant des troubles neurocognitifs majeurs.
 
L’équipe de recherche s’attend à ce que le rôle des pharmacien(ne)s contribue à une meilleure qualité de vie des personnes ciblées. Les résultats offriront un regard sur le rôle et l’importance d’impliquer les pharmacien(ne)s dans la révision et l’optimisation de la thérapie médicamenteuse. Mme Poisblaud précise que «cet aspect peut toucher tous les groupes de la population, puisqu’on sait que les médicaments potentiellement inappropriés, peu importe la pathologie, ont peu de bénéfices et peuvent même aggraver l’état des personnes. Même si le projet porte sur les aîné(e)s ayant des troubles cognitifs majeurs, l’objectif est d’améliorer la prise en charge et de maintenir la qualité de vie de la population de manière générale. »
 

Pour en savoir plus, consultez la fiche du projet GPS sur le site de PULSAR.