Défi des villes intelligentes

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    Mercredi 29 Mai 2019

Le ministre de l’Infrastructure et des Collectivités du Canada, François-Philippe Champagne, et son secrétaire parlementaire, Marco Mendicino, ont dévoilé les collectivités gagnantes des quatre prix du premier Défi des villes intelligentes, lors d’une cérémonie tenue le 14 mai, à Ottawa.

Lancé en novembre 2017, ce concours pancanadien qui totalisait 75 M$ en prix - un prix de 5 M$, deux prix de 10 M$ et un prix de 50 M$ - visait à encourager les collectivités de toutes tailles à exploiter le potentiel des technologies et des données connectées pour améliorer la vie des Canadiens. Plus de 200 collectivités de partout au Canada ont relevé le Défi des villes intelligentes.

Dans la catégorie de prix de 50 M$ dans laquelle la Ville de Québec concourrait, le jury a retenu la candidature de la Ville de Montréal. Trois autres finalistes figuraient dans cette catégorie : Région de Waterloo (Ontario), Ville d’Edmonton (Alberta) et Ville de Surrey/Ville de Vancouver (Colombie-Britannique).

Le tableau ci-dessous présente la liste des lauréats qui utiliseront leur prix pour concrétiser leur proposition de villes intelligentes au cours des cinq prochaines années.

Les quatre collectivités gagnantes du premier Défi des villes intelligentes
 
Catégorie
de prix
Gagnant Proposition
Prix de 5 M$ Ville de Bridgewater
(Nouvelle-Écosse)
Réduire la pauvreté énergétique
Prix de 10 M$ Collectivités du Nunavut
(Nunavut)
Utiliser une approche de promotion de la vie pour la prévention du suicide
Prix de 10 M$ Ville de Guelph et comté de Wellington (Ontario) Créer une économie alimentaire circulaire
Prix de 50 M$ Ville de Montréal
(Québec)
Améliorer la mobilité et l'accès à l'alimentation

Source : Communiqué d'Infrastructure Canada

Maintien de l’objectif de réduire les inégalités sociales de santé à Québec

Après avoir félicité la Ville de Montréal pour sa victoire et les autres villes finalistes pour « leurs propositions inspirantes », le maire de Québec, Régis Labeaume, a rapidement annoncé la suite que donnera la Ville de Québec à sa proposition intitulée Les inégalités sociales de santé : comprendre et intervenir autrement.

« Le travail réalisé dans le cadre de la candidature sera bénéfique, car nous poursuivrons nos efforts en vue de réduire les inégalités sociales de santé et d’œuvrer à la santé durable avec les différents partenaires de la région. Le Défi des villes intelligentes a allumé une flamme qui ne s’éteindra pas », affirme-t-il dans un communiqué. À Québec, les citoyens de la Basse-Ville, nés entre 2010 et 2014, ont une espérance de vie à la naissance en moyenne de huit ans de moins que ceux de la Haute-Ville, selon un rapport de la Direction de santé publique du CIUSSS de la Capitale-Nationale publié en mars 2018.

Dans le même communiqué, la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, abonde dans le même sens que le maire de Québec. « C’est avec détermination que nous poursuivrons notre collaboration avec la Ville et l’ensemble des partenaires dans le but d’innover en santé durable pour améliorer le bien-être des collectivités. »

Outre l’Université Laval comme partenaire de premier plan, plusieurs autres partenaires ont collaboré à la candidature de la Ville de Québec :

  • le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale
  • la Nation huronne-wendat
  • l’Institut national d’optique (INO)
  • l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ)
  • le CHU de Québec-Université Laval
  • l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ)
  • l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS)
  • Québec International
  • l’Alliance santé Québec
  • le Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches
  • Centraide Québec et Chaudière-Appalaches

Apport reconnu des chercheurs de l’Université Laval et de PULSAR

Une délégation de la Ville de Québec et de l’Université Laval a assisté au dévoilement des gagnants. « Notre université est fière de collaborer étroitement avec la Ville de Québec dans le cadre du Défi des villes intelligentes, a déclaré dans son allocution le vice-recteur aux affaires externes, internationales et à la santé de l’Université Laval, Dr Rénald Bergeron. Nous sommes fiers aussi de participer à ce projet de société axé sur la santé durable et le bien-être des citoyens, et ce, grâce à l’intelligence collective et au déploiement d’outils numériques d’aide à la décision et de suivis. Je tiens à souligner que ce grand projet porteur s’inscrit dans notre vision en matière de santé durable. »

Ce dernier a ensuite expliqué comment l’Université Laval avait contribué à la proposition de la Ville de Québec, soit en mobilisant la communauté scientifique de l’ensemble de ses facultés et en mettant à contribution PULSAR comme nouvel espace collaboratif de recherche et d’innovation en santé durable.

En conclusion, il a tenu à souligner « la mobilisation remarquable, interdisciplinaire et intersectorielle, de l’ensemble des partenaires du territoire qui se sont engagés à relever ce défi et faire preuve d’une grande responsabilité sociale ».

Rencontre à venir entre les partenaires

Au cours des prochaines semaines, la Ville de Québec réunira ses partenaires afin de procéder à un bilan. Elle entend poursuivre avec eux les discussions sur le déploiement de sa vision de « ville intelligente » pour la santé durable des citoyens de Québec.